Dimanche 13 janvier 2008
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Attention, je vous préviens, cette nouvelle n'est compréhensible que pour ceux qui ont terminé dans son intégralité la trilogiedes Dieux de Werber. Ou tout du moins, ça gâcherait le plaisir des
autres de lire ce texte ci.
Le lecteur relève la tête, après avoir enfin terminé ce satané bouquin. Non pas qu'il ne lui ait pas plu, au contraire, c'est plutôt le genre de livre qu'on ne lâche pas avant d'être
arrivé à la fin.
Ainsi, le héros finit par se rendre compte qu'il n'est qu'un personnage d'encre et papier... Et ça le rend complètement dingue. Non mais faut vraiment le voir pour le croire, ça...
Après tout depuis des années, scénaristes de cinéma et illustrateurs mettent en scène des personnages qui non seulement ont conscience de leur statut de protagoniste fictif, mais en plus, en jouent
pour faire les pitres. Alors pourquoi l'autre scientifique, qui est censé être plus intelligent que tous les autres, puisqu'il a fini par devenir un dieu au sens propre du terme, nous
casse-t-il des pieds ?
Le jeune lecteur, lui, s'il se rendait compte qu'il est en fait un personnage de roman, il...
Comme cette pensée lui traversait l'esprit, il entraperçoit une sorte de de miroitement dans l'air. Un miroitement quadrillé bleu et mauve. Pour vérifier, il ouvre le tiroir de son bureau, en tire
un cahier de brouillon. "Pas de doute" se dit-il,"ça au moins, c'est drôle".
Le miroitement réapparait, et se fixe, de sorte que notre héros peut suivre des yeux la progression du petit serpentin.
S'insurgeant, il se lève d'un bond, et hurle :
"Hé, toi, l'écrivaillon du dimanche ! Quand on écrit comme un médecin un soir de troisième mi temps, on achète un ordinateur au lieu de torturer son stylo !"